Service d’évaluation d’un trouble d’apprentissage chez l’enfant et l’adolescent

Le service d’évaluation d’un trouble d’apprentissage, offert dans le cadre de ma pratique clinique de neuropsychologie en Outaouais, permet de comprendre pourquoi un enfant éprouve des difficultés en lecture, en écriture ou en mathématiques, et d’identifier ce qui freine ou ralentit ses apprentissages. Il s’adresse aux enfants ou adolescents qui présentent des difficultés scolaires persistantes, malgré les efforts, le soutien et les interventions mises en place.

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Chaque enfant apprend différemment. Une évaluation en neuropsychologie permet de préciser si les difficultés scolaires sont liées à un trouble d’apprentissage (dyslexie, dysorthographie, dyscalculie), à une difficulté d’apprentissage, à un trouble attentionnel, à un fonctionnement intellectuel plus fragile ou tout autre facteur. 

Pourquoi consulter?

Une évaluation peut être pertinente si votre enfant présente :

  • des difficultés persistantes en lecture, écriture ou mathématiques
  • une lenteur marquée dans les tâches scolaires
  • des confusions de lettres ou de chiffres
  • de nombreuses erreurs
  • un manque d’automatismes malgré l’enseignement
  • des résultats scolaires instables ou en baisse
  • un évitement des travaux scolaires
  • un écart marqué entre les efforts fournis et les résultats scolaires
  • une baisse d’estime de soi liée à l’école
  • une fatigue importante lors des devoirs ou leçons
  • des commentaires répétés de l’école malgré des efforts soutenus

Ces signes peuvent indiquer un trouble d’apprentissage, une difficulté d’apprentissage, un trouble attentionnel, un défi langagier ou autre. L’objectif est de comprendre ce qui explique réellement les défis.

Enfant présentant des difficultés scolaires lors d’une évaluation trouble d’apprentissage avec des livres ouverts devant elle.

Comprendre les troubles d’apprentissage

Les troubles d’apprentissage font partie des troubles neurodéveloppementaux et se manifestent différemment d’un enfant à l’autre. Pour bien comprendre la source des difficultés scolaires, il faut distinguer ce qui est lié au développement des habiletés cognitives de ce qui relève plutôt du contexte, de l’enseignement, de l’attention ou du langage. 

Cette section présente les notions importantes pour mieux saisir comment se construisent les apprentissages en lecture, écriture et mathématiques.

Terminologie actuelle et termes encore utilisés

Sur le plan terminologique, on parle aujourd’hui de trouble spécifique des apprentissages avec :

  • déficit en lecture
  • déficit en expression écrite
  • déficit en mathématiques

Ces appellations plus officielles permettent de préciser dans quel domaine se situent les difficultés principales.

Dans la pratique clinique et scolaire, plusieurs termes demeurent toutefois couramment utilisés, car ils sont bien connus et parlants pour les familles et les intervenants :

  • dyslexie (difficultés marquées en lecture)
  • dysorthographie (difficultés marquées en expression écrite)
  • dyscalculie (difficultés marquées en mathématiques)

Ces termes peuvent donc encore être utilisés dans le langage courant pour décrire les difficultés, tout en s’appuyant sur une formulation diagnostique plus précise dans le rapport.

Les trois grands domaines d’apprentissage

Les apprentissages scolaires reposent sur des habiletés précises qui n’évoluent pas toutes au même rythme. Les difficultés peuvent toucher la lecture, l’écriture ou les mathématiques séparément, mais aussi se combiner. Comprendre dans quel domaine se situent les défis permet d’orienter les interventions et d’offrir un soutien réellement adapté au profil de l’enfant.

    1. La lecture (souvent associée à la dyslexie)

    Les difficultés en lecture peuvent inclure :

    • un décodage laborieux ou imprécis
    • une lenteur importante pour lire les mots et les phrases
    • des confusions, inversions ou substitutions de lettres ou de sons
    • des ajouts ou omissions de lettres dans les mots
    • des difficultés sur le plan de la conscience phonologique
    • une faible automatisation des mots fréquents
    • une compréhension limitée parce que l’énergie est consacrée au décodage
    • de la fatigue ou un évitement de la lecture

    2. L’écriture (souvent associée à la dysorthographie)

    Les difficultés en écriture peuvent se manifester par :

    • de nombreuses erreurs orthographiques persistantes
    • une faible mémorisation des mots
    • des règles grammaticales et des accords difficiles à automatiser
    • une lenteur marquée à l’écrit
    • une difficulté à organiser ses idées ou structurer un texte

    3. Les mathématiques (souvent associées à la dyscalculie)

    Les difficultés en mathématiques peuvent toucher :

    • la compréhension des quantités et des relations numériques
    • la lecture ou l’écriture des chiffres
    • la mémorisation des faits numériques (tables)
    • l’utilisation de stratégies de calcul inefficaces
    • la compréhension des notions
    • le raisonnement mathématique et la résolution de problèmes

    À partir de quel âge peut-on poser un diagnostic de trouble d’apprentissage?

    Le trouble spécifique des apprentissages peut généralement être posé de façon plus fiable à la fin de la 2e année du primaire ou au début de la 3e année du primaire.

    À ce moment, l’enseignement en lecture, en écriture et en mathématiques est suffisamment avancé pour constater si les difficultés sont marquées, persistantes et significativement en décalage par rapport aux attentes scolaires.

      Avant la fin de la 2e et du début de la 3e année, il est cependant tout à fait possible :

      • de soulever des difficultés significatives
      • de documenter un profil à risque de présenter un trouble spécifique des apprentissages
      • d’identifier des fragilités (conscience phonologique, procédures d’assemblage et/ou d’adressage, numératie, etc.)

      Même si le diagnostic formel ne peut pas toujours être confirmé à cet âge, cette démarche permet de créer un levier concret pour :

      • obtenir davantage de soutien ou d’ajustements en classe
      • mieux comprendre le profil de l’enfant
      • mettre en place des interventions ciblées plus tôt
      • limiter l’accumulation de retards et protéger l’estime de soi

      Il est impératif de distinguer une difficulté d’apprentissage d’un trouble d’apprentissage.

      Une difficulté d’apprentissage peut :

      • être temporaire
      • être liée au contexte (enseignement, changement d’école, période de stress, motivation)
      • s’améliorer avec du soutien supplémentaire ou des ajustements pédagogiques
      • toucher un aspect plus ponctuel d’une matière
      • être influencée par l’anxiété, la fatigue, un événement de vie, etc.

      Un trouble d’apprentissage :

      • est persistant, malgré un enseignement adéquat et des interventions ciblées
      • est lié au développement des fonctions cognitives impliquées dans ces apprentissages
      • nécessite des stratégies spécialisées, des adaptations scolaires et parfois un rythme ajusté
      • peut affecter la motivation, le sentiment de compétence et l’estime de soi.

      Différence entre difficulté d’apprentissage et trouble d’apprentissage

      Difficulté d’apprentissage Trouble d’apprentissage
      Peut être temporaire Persistant malgré interventions
      Peut être liée au contexte (stress, enseignement, motivation) Lié au développement neurocognitif
      Peut s’améliorer avec soutien Nécessite des stratégies spécialisées
      Peut toucher un aspect ponctuel Impacte significativement le rendement
      Parfois influencée par facteurs externes Présent même dans des conditions optimales

      En tant que neuropsychologue de Gatineau, une évaluation neuropsychologique permet de faire cette distinction et d’éviter les conclusions hâtives.

      Pourquoi me consulter pour l’évaluation d’un trouble d’apprentissage?

      Mon approche vise à offrir un portrait clair et nuancé du fonctionnement scolaire de l’enfant. Chaque évaluation est réalisée avec rigueur et bienveillance, afin d’identifier les forces, de comprendre les défis et de proposer des recommandations réellement utiles pour la maison et pour l’école.

        • Formation spécialisée en neuropsychologie pédiatrique
        • Expérience auprès d’enfants présentant des profils variés (TDAH, langage, douance, anxiété, etc.)
        • Approche bienveillante, douce et adaptée au rythme de chaque enfant
        • Utilisation de tests standardisés et d’outils reconnus scientifiquement
        • Analyse intégrée du profil cognitif, attentionnel, langagier et scolaire
        • Rapport clair, structuré et utile pour les parents et l’école
        • Recommandations concrètes pour le plan d’intervention, les adaptations et les stratégies à mettre en place

        N’hésitez pas à visiter la page FAQ pour vos questions ou encore, à me joindre pour toutes questions supplémentaires. 

        Foire aux questions : évaluation des troubles d’apprentissage

        Est-ce qu’un trouble d’apprentissage se guérit?

        Un trouble d’apprentissage n’est pas une maladie, mais une manière différente d’apprendre. On ne le guérit pas, mais avec des stratégies adaptées, des interventions ciblées et un environnement soutenant, l’enfant peut progresser et gagner en autonomie.

         

        Mon enfant peut-il avoir un trouble d’apprentissage même s’il est très intelligent?

        Oui. Les troubles d’apprentissage n’ont pas de lien avec l’intelligence globale. Un enfant peut être très brillant, curieux, verbalement à l’aise, tout en présentant une dyslexie, une dysorthographie ou une dyscalculie.

         

        Est-ce que les recommandations scolaires sont incluses dans le rapport d’évaluation d’un trouble d’apprentissage?

        Oui. Le rapport comprend des recommandations détaillées pour l’école (adaptations, stratégies pédagogiques, pistes d’intervention) ainsi que des suggestions pour la maison.

        Est-ce que l’école va reconnaître l’évaluation neuropsychologique pour un trouble d’apprentissage?

        Oui. Au Québec, les écoles reconnaissent les évaluations réalisées par un neuropsychologue et s’appuient généralement sur celles-ci pour mieux comprendre le profil de l’élève et déterminer les besoins.

        Toutefois, l’accès aux services, aux codes de difficultés ou aux ressources spécialisées peut varier selon :

        • les ressources disponibles dans l’école
        • le centre de services scolaire
        • la lourdeur des dossiers en attente
        • les critères internes de priorisation

        Même lorsque les ressources sont limitées, un rapport neuropsychologique demeure un outil précieux pour soutenir la mise en place d’un plan d’intervention, d’adaptations pédagogiques ou de stratégies d’enseignement différenciées.

        L’évaluation aide aussi l’école à bien documenter les besoins de l’enfant et à justifier, lorsque pertinent, l’accès à des services supplémentaires.